Flavie & David Desreumaux

Fondateurs de « HEXAGONE »
La revue de la chanson française

Je ne parviens pas à imaginer ce qu’il faut de compétence, de courage, de volonté, de passion pour créer, aujourd’hui, une (très) belle et luxueuse revue faisant maintenant référence sur la chanson française.

Bien sûr, il y eu « CHORUS » que tous les passionnés ont dévoré, voire collectionné (j’en suis !)
Une autre presse spécialisée existe (dont « Nos enchanteurs »), peu nombreuse et confidentielle (et ce n’est pas un reproche)

Avec « Hexagone », un autre concept est né.
D’abord la revue se veut prestigieuse. Il y a, dans la démarche me semble-t-il, l’idée que « la chanson mérite bien ce niveau de qualité là ». C’est à dire la couleur partout, le papier, la présentation et surtout les photos. David est avant tout photographe et les portraits sont magnifiques.
Les chanteurs sont comblés, honorés et fous de joie d’apparaître dans « Hexagone ». C’est pour eux une reconnaissance, un signe fort d’appartenance au « monde de la chanson », une consécration et franchement je les comprends.
Ensuite, il y a le principe éditorial.
Il n’y a pas de « critique » des artistes mais une « présentation ». La parole leur est donnée pour parler d’eux, de leurs inspirations, de leurs méthodes de travail… C’est la force de la revue: donner un espace considérable à chacun pour s’expliquer et se faire connaître. C’est aussi la limite de l’exercice car on constate parfois que les artistes ne sont pas forcément les plus habiles à parler d’eux-mêmes.

Ne sont présentés que des artistes inconnus du grand public.
J’ai la prétention de connaître un peu ce « monde de la chanson » (depuis le temps !!!) et, à chaque livraison d’Hexagone, les artistes que je connais sont minoritaires. Et j’attends avec impatience les « découvertes ».

De plus, Flavie et David ont eu la brillante idée de créer parallèlement une « web-radio ». Ce qui permet (et je ne m’en prive pas) d’aller écouter ces artistes inconnus présentés dans la revue.

Je m’interroge (et ce n’est vraiment pas « dire du mal », au contraire, ni même une suggestion) sur l’absence totale d’artiste connu ou reconnu. La ligne éditoriale semble évoluer un peu dans ce sens. Je l’y encourage pour deux raisons au moins.
D’abord parce que je me suis toujours battu (et dans les « Scènes Nationales », ce n’était pas gagné) pour affirmer que « le succès n’était pas forcément suspect ». Etre populaire n’est tout de même pas une tare définitive et la « qualité » n’est pas chiante par essence !
Ensuite parce que « Hexagone » mérite d’être lue par le grand public et que le grand public mérite « Hexagone ».

Enfin parce que (quitte à les interroger et à les critiquer), l’histoire, les démarches créatives et professionnelles d’artistes comme Maxime Le Forestier, Juliette, Vincent Delerm, Yves Jamait ou François Morel ou Big Flo & Oli (oui j’ose !) ou… tant d’autres sont juste passionnantes et riches d’enseignements pour les artistes « émergents » (même si je déteste ce terme)

Quoi qu’il en soit, la revue « Hexagone » est indispensable. Si nous devons son existence au talent, à la passion et à la compétence de Flavie et David, son succès, son développement ne dépendent que de nous.
Lire et s’abonner à « Hexagone » est d’abord un plaisir, évidemment mais c’est aussi un acte militant de défense de la chanson française.

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