Entre 2 Caisses

Pour la création du spectacle « Sous la peau des filles, j’avais écrit ce texte. Je n’en change pas un mot. Il exprime ce que je pense de ces « chantistes-là » que j’ai programmé maintes fois et qui ont, chaque fois, amené leur talent de musiciens, la pertinence du choix des chansons qu’ils interprètent, leur humour potache… pour donner toujours autant de bonheur aux spectateurs en liesse.

« Juliette, Bruno, Dominique, Gilles, Jean-Michel… et les autres
Ces gens – que j’aime – ne « fabriquent pas », ne « calculent pas », ne « transigent pas ». Ils travaillent,
jouent, écrivent, chantent, FONT, (sur scène) ce qu’ils SONT (dans la vie)… En toute sincérité, conviction
et harmonie, exprimant leurs interrogations profondes avec l’élégance de l’humour et la légèreté de la
distanciation. Et c’est parce qu’ils sont ainsi faits qu’il fallait qu’ils se rencontrent.
Ils sont, devant ce monde difficile, injuste et cruel « comme un oiseau devant le feu », regardant avec
fascination et bienveillance les hommes et femmes qui le font et le défont. Ils gardent une attention, une
tendresse et une empathie particulière pour ceux et celles que ce monde bouscule, cabosse et souvent
oublie. En particulier pour ces « Femmes », ces « Mères Courage » qui chantent leurs passions et leur
amour de la vie avec ces mots qu’elles seules peuvent prononcer ; qui nous séduisent, nous fascinent et
nous bouleversent.
Des hommes cherchent, « Sous la peau des filles », tout à la fois la force, la fougue, la grâce, le talent,
la diversité, la singularité, la fragilité, l’amour mais aussi l’humour, le culot, l’irrévérence… à travers les
chansons qu’ils ont choisies avec exigence et tendresse dans le but de nous faire partager leur propre
enthousiasme, leur joie de vivre, leur optimisme et leur amour de leurs concitoyens.
Certes, ces gens – que j’aime – ne changeront pas Le monde. Je trouve simplement qu’en leur compagnie,
ce monde tourne juste un petit peu plus rond.
Avec eux, « Puisque le bonheur n’existe pas, tâchons d’être heureux sans lui. » (Ernst Moerman). »

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