François Chesnais

Directeur du Fonds pour la Création Musicale

Le F.C.M. est une association qui regroupe les sociétés civiles de perception et de répartition des droits d’auteur et des droits voisins (SACEM, SACD, Spedidam, ADAMI, …), des organisations professionnelles et syndicales ainsi que les pouvoirs publics autour de programmes d’aide à la filière musicale.

Il apparait que le FCM distribue beaucoup d’argent (qui s’en plaindrait ?) et il semblerait donc que son patron (François Chesnais) serait un homme intéressant à connaître.
Ce n’est sans doute pas faux mais, n’ayant jamais sollicité d’aide à cet organisme (ni à l’ADAMI dont François dirigeait l’action artistique avant le FCM), ce n’est pas, heureusement, la source de notre amitié.

J’ai rencontré souvent, dans ma vie, des responsables dont le métier consistait à distribuer des sous … Moi-même, comme directeur de Scène Nationale, j’ai été, très logiquement, souvent  sollicité. (voir mon article « Programmateur, un drôle de métier« )

Même s’il est vrai qu’il reste plus confortable d’être du côté du « distributeur » que du côté du « quémandeur », même si ces responsables ne décident pas seules des sommes distribuées et des bénéficiaires (des  systèmes de commissions et de contrôle existent partout (ou presque !!!)), leur rôle n’en reste pas moins déterminant et leur responsabilité (parfois de vie et de mort sur des compagnies ou des projets) n’en est pas moins écrasante.

Je connais François Chesnais depuis longtemps et j’ai toujours été frappé par sa conscience de ses responsabilités et par la manière dont il remplissait ses missions.
Je ne me souviens pas avoir parlé une seule fois avec lui du fonctionnement des organismes dont il avait la charge. Nous avons passé notre temps à parler « artistique », à échanger à propos des artistes que nous aimions (la dernière fois, il y a peu, pendant une heure autour d’une galette bretonne  improbable, nous avons partagé notre admiration pour Angélique Kidjo, par exemple.)

Ce qui mène François Chesnais, ce qui le motive depuis toujours, c’est son amour des artistes, sa passion pour les musiques, sa volonté d’aider des talents à émerger, à se développer, à éclater. Il se donne les moyens de les connaître en se déplaçant partout, en les rencontrant… C’est un homme de terrain toujours à l’affut.
Je témoigne de ses interrogations, de la force de ses convictions, de son éthique et de sa connaissance incroyable des acteurs de ce « monde-là ».

J’aime évidemment l’homme, son écoute, son humanité (c’est mon copain !) mais j’aime et j’admire le professionnel, d’autant plus que j’ai rencontré tellement de petits barons, adjudants-chefs cultureux nombriliques, au petit pouvoir dérisoire jouer les despotes sans âme en méprisant les artistes (hop, hop, hop…. Je m’interdis de « dire du mal » dans ce « livre vivant »!), j’ai tellement, chaque fois, pensé à François, à son humilité, à son éthique (encore), à son dévouement (oui, je pèse mes mots) à la « chose artistique » qu’il est, au fil du temps, devenu, pour moi, la référence absolue du responsable distributeur de beaucoup d’argent qui n’ait jamais perdu le sens de la vraie vie, de sa mission… de Sa vie.

Voilà un homme qu’il est doux, passionnant,  joyeux et léger de rencontrer… Surtout si vous n’avez rien à lui demander.

Les réactions suite à la publication...

La réaction « à chaud » de François Chesnais:

« J’ai effectivement toujours considéré que je n’étais qu’un rouage de nos professions et que, si un artiste peut être irremplaçable, il y a des centaines de personnes qui pourraient faire mon job. Et franchement quelle chance, toi comme moi, avons eu: avoir comme métier de « donner, d’être des facilitateurs… »

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