Juliette Noureddine

Joyeuse, truculente drôle, explosive… Magnifique.

Chaque rencontre avec elle est, pour moi, une bouffée de bonheur.

Le premier cadeau qu’elle me fit, c’était, il y a quelque temps déjà, alors qu’elle n’était pas encore reconnue par le public (il y a donc quelques temps déjà !), elle avait accepté de venir à Alençon (qui, je crois bien n’était pas encore « Scène Nationale » pour la soirée de « présentation de saison ».
Pratiquement tous les théâtres se plient à cette « tradition »: la directrice ou le directeur présente au public les spectacles qu’elle ou il a choisis pour l’année.
Et nous rencontrons  toutes et tous le même problème: l’ennui des spectateurs. Il peut être saoulant d’entendre pendant 2 h un(e) gugus, dont ce n’est pas forcément le métier, égrener des propositions (qui sont toutes, bien sûres, formidables). D’où la nécessité de proposer, (quand même !) une partie « spectacle ».
Mais bien sûr, il n’y a pas d’argent de prévu (ou si peu). La question est donc simple: trouver un(e) artiste formidable dont on est sûr qu’il (elle) va faire un triomphe (ce n’est vraiment pas le jour pour faire un bide) et qui (voilà l’essentiel) ne coûte pas cher.
A l’évidence (en tous cas pour moi) cet(te) artiste sera reprogrammé(e) dans l’année mais, pour ce soir-là, c’est quasiment de la promotion.
Juliette avait accepté. Juliette avait fait, évidemment, un triomphe et, ce faisant, Juliette avait donné un sacré coup de main au directeur.
Bien sûr, Juliette est revenue plusieurs fois et a refait le même triomphe à chaque passage.

La chanteuse est aujourd’hui une référence, une « incontournable » de la chanson française. Elle est une grande musicienne (elle joue avec tellement de facilité que parfois on ne s’en aperçoit pas), écrit des textes de nature différente et avec toujours la même poésie, la même énergie, la même force, et les interprète avec la même truculence. C’est aussi une « Bête de scène », comme on dit.
Mais Juliette fait aussi des mises en scène de spectacles de chansons et y excelle « La vie (titre provisoire) » pour François Morel, « Sous la peau des filles » pour « Entre 2 Caisses« , « En toute modestie » pour Nathalie Miravette…

Et malgré toutes ces activités, ce parcours incroyable qui fut le sien pendant toutes ces années, Juliette n’a pas oublié Alençon, comme je crois, elle n’a oublié aucun des lieux qui ont su l’accueillir.
Car Juliette est aussi fidèle en amitié.

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