Nicolas Marc

Editeur et journaliste,  Nicolas Marc a créé « La Scène », la « Lettre du spectacle », entre autres, un festival jeune public et il est directeur fondateur de la « Biennale Internationale du Spectacle » de Nantes.

Dans ce métier, j’ai beaucoup souffert du manque de contacts avec des collègues.
Peut-être suis-je d’un tempérament particulièrement inquiet, mais Je me sentais bien seul lorsqu’il s’agissait de prendre des décisions délicates dans des relations avec des élus ou la mise en œuvre de politiques spécifiques par exemples. Je manquais d’échanges d’expériences, de débats avec mes pairs.
Il ne faut y voir aucun mépris pour les membres de mes équipes ou pour les élus locaux ou qui que ce soit, j’ai simplement toujours eu besoin de regards extérieurs pour analyser des situations précises car la responsabilité de mes décisions ne se partageait pas plus que les emmerdements afférents.
C’est pour cette raison que je me suis toujours, et dès le début, fortement impliqué dans les organisations professionnelles nationales et que je me suis tourné vers ceux que j’appelle ici des « penseurs » qui m’ont beaucoup aidé.
Mais je me suis aperçu aussi que mes collègues n’étaient pas très bavards pour parler de leurs éventuels questionnements. Tout semblait toujours aller pour le mieux dans le meilleur des mondes des Scènes nationales. Problème de public ? Pas du tout… De relations politiques ? Non, non, chez moi, tout va bien… La pudeur sans doute…

J’ai donc vécu l’arrivée de la revue « La Scène » et de « La Lettre du spectacle » comme LA solution pour être informé de la vie et de la marche de ma profession.
J’attendais leur arrivée avec gourmandise

Cette délivrance, je la dois (et, je crois pouvoir dire, nous la devons) à Nicolas Marc, à son esprit, à son professionnalisme, à sa passion.
Enfin je savais, qui était nommé où, quelles questions se posaient où et pourquoi. Je pouvais connaître les positions idéologiques des partis politiques par rapport à la création, à la diffusion, à la politique culturelle (oui, je sais, quand elles existent !!!)
J’étais informé des projets de création et, de nombreuses fois, j’ai pris contact très en amont avec des porteurs de projets et j’ai pu ainsi concrétiser des collaborations fructueuses.
J’avais la sensation que j’étais réellement informé de la vie du Théâtre en France.

De plus, je l’ai croisé de très nombreuses fois dans des manifestations aussi lointaines qu’improbables (Au Quebec, en Belgique… et dans des coins reculés de nos belles provinces)
Il ne se contentait pas des sentiers battus et j’en étais conforté

J’ai connu Nicolas Marc journaliste débutant à Caen et j’ai suivi de près l’évolution de ses productions. Aujourd’hui il est devenu un « incontournable », un « indispensable » pour les créateurs, les diffuseurs mais évidemment aussi pour les responsables politiques qui « l’espèrent » autant qu’ils le craignent.

Au départ très « professionnelle », « La Scène » devenue « THEATRE(S) » s’adresse aujourd’hui au public très large de tous les passionnés de toutes les formes de théâtre.
Vous pouvez vous abonner, je vous assure, elle est passionnante.

Nicolas est un garçon calme et posé, intraverti et réfléchi qui ne recherche ni le scoop ni le conflit.
– Nous avons, parmi nous, pléthore de brillants tribuns, vindicatifs et velléitaires (les AG du SYNDEAC, telles que je les ai connues, étaient leur terrain d’expression privilégier pour mon plus grand plaisir) –
Nicolas analyse calmement, cherche à comprendre, interroge et s’interroge. Il ne donne ni leçon ni solution, il nous livre les informations nécessaires à notre compréhension et à notre analyse individuelle dans un but unique : défendre la place essentielle de l’Art, de la Culture et de l’Action Culturelle dans notre société.

J’aime ses positions fondamentalement sincères et mesurées.

J’aime sa vigilance et sa promptitude à dénoncer les dérives d’où qu’elles viennent.

J’aime ses analyses heureusement très politiques mais jamais partisanes.

J’aime la diversité des formes de son engagement (créer BIS et un festival « Jeune Public », entre autres, c’est vraiment se diversifier)

J’aime à le remercier aujourd’hui… son travail m’a beaucoup aidé

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