Rufus

L’expression « Pierrot lunaire » est tellement galvaudée qu’elle ne voudrait plus dire grand chose s’il n’y avait RUFUS.

Longtemps complice de Jacques Higelin et Brigitte Fontaine, il est d’abord un magnifique acteur de théâtre. Je me souviens notamment (comme tout le monde) de son interprétation de « En attendant Godot ».  Au cinéma, bien sûr, il a interprété nombre de rôles dans lesquels on le retrouve débordant d’humanité, d’étrangeté souvent, de poésie toujours.
C’est un homme passionné et qui se bat pour des causes liées à la santé et à l’écologie notamment.
Tout cela tout le monde le sait. Tout le monde aime RUFUS.

Je l’ai découvert dans un de ses tout premiers spectacles en solitaire « Les 300 dernières ». J’ai dû le voir dix fois tant je l’ai aimé. Et chaque fois, je découvrais un détail nouveau tant le spectacle était riche, magnifiquement construit et tellement touchant et drôle. J’ai encore récemment tenté de le convaincre (pour l’instant sans succès) de le monter à nouveau car il n’en existe aucune trace et je suis convaincu de sa modernité et de sa pertinente actualité.

Il a préféré créer un nouveau spectacle « Et hop, les guérisseurs ». Il a bien fait. J’y ai retrouvé totalement l’univers si particulier de Rufus: un monde simple, logique, précautionneux des choses et des gens, un monde tel qu’il devrait marcher… un monde guéri (par le guérisseur Rufus). C’est un peu fou ? Surement. Utopiste ? Evidemment. Vain ? Autant qu’un rêve et pas plus qu’un poème.

Et j’ai eu la chance de travailler avec lui en produisant le spectacle qui lui a valu un « Molière », à l’Olympia, à Avignon et en tournée.
Avec lui, au quotidien, tout est doux, légèreté, poésie, tendresse, attention aux autres. Tout l’intéresse et tout l’émerveille. A ses côté, la vie est douce et belle, dans ce monde de brutes.

 

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